CGT Comité Régional Occitanie

Livret formateur — Argumentaire diapo par diapo

AT/MP 2 jours · CGT Occitanie · 56 diapositives
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Pour chaque diapositive : message clé, points à développer à l'oral, références juridiques et angle CGT. Support : diaporama « Accident du travail & maladie professionnelle » (CGT Occitanie, 2 jours) — 56 diapositives. Les slides NOUVEAU correspondent à la séquence histoire de la Sécurité sociale.
Ouverture
Diapos 1 – 3
Diapo 1Page de titre
Message clé — Poser le cadre et la méthode CGT.
À développer
  • Présenter les animateur·rices, le déroulé sur 2 jours et les objectifs.
  • Annoncer la méthode : on part du vécu des stagiaires, pas d'un cours magistral.
  • Rappeler que la santé au travail est un champ d'action syndicale, pas un sujet « technique » réservé aux experts.
Diapo 2Objectifs de la formation
Message clé — Donner le cap et recueillir les attentes.
À développer
  • Lire les objectifs ; demander à chacun ce qu'il vient chercher et noter au paperboard.
  • Préciser qu'à la fin, chacun doit pouvoir accompagner un·e collègue, pas seulement « comprendre ».
Diapo 3Programme — 2 jours
Message clé — Montrer la logique : J1 = faire reconnaître, J2 = faire réparer et agir.
À développer
  • Jour 1 : histoire, définitions, déclaration AT, maladies professionnelles.
  • Jour 2 : indemnisation, séquelles, faute inexcusable, recours, rôle du CSE et du syndicat.
Jour 1 — Ouverture
Histoire & conquêtes sociales — Diapos 4 – 10
Diapo 4Intercalaire Jour 1
Message clé — Annoncer le fil de la journée.
  • Insister : tout commence par un bon réflexe de déclaration ; un dossier mal engagé se rattrape difficilement.
  • Annoncer qu'on va commencer par l'histoire pour comprendre pourquoi ces droits existent.
Diapo 5De 1802 à 1898 — naissance du droit NOUVEAU
Message clé — Ces droits n'ont pas été donnés : ils ont été arrachés.
À développer
  • 1802 : premier conseil de salubrité — la santé ouvrière entre dans la loi pour la première fois.
  • 1841 : loi Villermé — limite le travail des enfants en usine ; premier texte protégeant le corps du travailleur.
  • 1880 : première loi sur la responsabilité de l'employeur en cas d'accident.
  • 1892 : création de l'Inspection du travail et obligation de déclarer les accidents.
  • Demander aux stagiaires s'ils connaissent des luttes passées dans leur secteur.
Ancrer la formation dans l'histoire syndicale : chaque droit AT/MP est le résultat d'une conquête sociale. Cela donne du sens à l'action syndicale d'aujourd'hui.
Diapo 69 avril 1898 — Le tournant fondateur NOUVEAU
Message clé — La loi de 1898 fonde tout le droit AT/MP actuel — 125 ans plus tard, la présomption est toujours en vigueur.
À développer
  • Avant 1898 : le salarié devait prouver la faute de l'employeur — quasi impossible.
  • La loi de 1898 inverse la charge : présomption d'imputabilité — la victime n'a plus à prouver.
  • Contrepartie : l'employeur obtient une immunité civile ; la réparation est forfaitaire.
  • La faute inexcusable (abordée en Jour 2) est la seule voie pour dépasser ce forfait.
Ce texte de 1898 est le bouclier du salarié accidenté. Le rappeler systématiquement quand un employeur conteste la reconnaissance d'un AT.
Diapo 71919 – 1945 — Vers la Sécurité sociale NOUVEAU
Message clé — En 50 ans, les travailleurs ont construit la protection sociale — notamment grâce à la CGT.
À développer
  • 1919 : les maladies professionnelles entrent dans le régime de réparation.
  • 1920 : naissance de la FNATH par des accidentés eux-mêmes — premières batailles pour les rentes.
  • 1936 : Front Populaire — congés payés, 40 h, conventions collectives.
  • 1945 : ordonnance créant la Sécurité sociale, portée par la CGT et Ambroise Croizat.
Ambroise Croizat, secrétaire général de la CGT Métaux et ministre du Travail, fut l'architecte de la Sécurité sociale. Demander : qui a entendu parler de lui ? Cette histoire appartient à la CGT et mérite d'être racontée.
Diapo 8La Sécurité sociale — structure et financement NOUVEAU
Message clé — La branche AT/MP est financée uniquement par les employeurs — principe pollueur-payeur.
À développer
  • 5 branches depuis 1967 : Maladie (CPAM), AT/MP (CARSAT), Retraite (CNAV), Famille (CAF), Recouvrement (URSSAF).
  • La branche AT/MP est financée exclusivement par les employeurs, proportionnellement à leur sinistralité.
  • Plus une entreprise a d'AT/MP reconnus, plus sa cotisation augmente.
Faire reconnaître les AT/MP, c'est défendre la victime ET peser sur la cotisation de l'employeur. Argument économique à réutiliser en négociation prévention.
Diapo 9Les AT/MP en France (chiffres)
Message clé — Mesurer l'ampleur — et l'ampleur de ce qu'on ne voit pas.
À développer
  • Près de la moitié des AT sont liés à des manutentions manuelles ; les chutes suivent.
  • Les décès au travail ne reculent pas ; les MP augmentent (TMS ~90 %, amiante, affections psychiques).
  • Sous-déclaration massive : beaucoup d'AT bénins « passés en maladie », de MP jamais déclarées.

Source : Assurance Maladie – Risques professionnels, données 2023 (à actualiser chaque année).

Derrière chaque chiffre, des conditions de travail. La sous-déclaration est un transfert de coûts vers la Sécu et les victimes.
Diapo 10Un enjeu syndical majeur
Message clé — Dire pourquoi la CGT s'en empare.
À développer
  • La sous-déclaration prive les victimes de leurs droits (soins 100 %, IJ majorées, rente).
  • L'invisibilisation masque la réalité du travail et freine la prévention.
  • L'employeur a une obligation de sécurité : la faire respecter est un levier syndical.
« La santé ne se négocie pas. » Faire reconnaître un AT/MP, c'est défendre une personne et rendre visible une réalité collective.
Jour 1
Définitions & présomption — Diapos 11 – 14
Diapo 11L'accident du travail (AT)
Message clé — Trois critères : un fait soudain, une lésion, un lien avec le travail.
À développer
  • Soudaineté : c'est ce qui distingue l'AT de la MP (exposition progressive).
  • La lésion peut être physique mais aussi psychique (choc, malaise, agression).
  • « Par le fait ou à l'occasion du travail » : notion large (pause, déplacement interne, mission).

Art. L.411-1 du Code de la sécurité sociale (CSS).

Diapo 12Les trois notions à distinguer
Message clé — AT, trajet et MP n'ouvrent pas les mêmes règles.
À développer
  • AT : fait soudain au temps et lieu de travail.
  • Accident de trajet : entre domicile et travail (ou lieu de restauration) ; détours admis (covoiturage, nécessité familiale).
  • MP : exposition durable à un risque.
  • Piège classique : l'accident de mission relève de l'AT, pas du trajet.

AT : L.411-1 ; trajet : L.411-2.

Diapo 13Schéma — Qui fait quoi ? Les acteurs SCHÉMA
Message clé — Clarifier les rôles pour éviter les confusions.
  • Médecin traitant : établit les certificats médicaux (CMI, prolongation, final).
  • Médecin du travail : aptitude/inaptitude, ne soigne pas et ne fixe pas le taux.
  • Médecin-conseil CPAM : fixe le taux d'IPP à la consolidation.
  • CSE/CSSCT + CGT : défense du salarié, enquête, alerte.
Diapo 14La présomption d'imputabilité
Message clé — L'atout maître : la charge de la preuve pèse sur l'employeur.
À développer
  • Un accident survenu au temps et au lieu de travail est présumé professionnel.
  • C'est à l'employeur de prouver une cause totalement étrangère au travail.
  • Rappeler le lien avec la loi de 1898 (diapo 6) : ce principe a 125 ans d'existence.
  • D'où l'importance de bien situer l'accident (heure, lieu, témoins) dès le départ.
Ne pas se laisser intimider par les « réserves » de l'employeur : la présomption protège le ou la salarié·e. C'est une conquête de 1898.
Jour 1
Déclarer un AT — Diapos 15 – 22
Diapo 15Intercalaire — Déclarer un AT
Message clé — Passer à la procédure : vite et dans les formes.
  • Le bon réflexe dans les premières heures conditionne tout le dossier.
Diapo 16Les délais à respecter
Message clé — 24 h côté salarié, 48 h côté employeur.
À développer
  • Le salarié informe l'employeur dans les 24 h (idéalement par écrit, en gardant une preuve).
  • L'employeur déclare à la CPAM dans les 48 h (hors dimanches et jours fériés) : la DAT.
  • L'employeur peut joindre des « réserves motivées » : expliquer ce que c'est et comment y répondre.
  • La feuille d'accident est remise au salarié : soins pris en charge à 100 %, sans avance de frais.

Art. R.441-2 (salarié), R.441-3 (employeur), L.441-5 (feuille d'accident).

Diapo 17Les documents clés
Message clé — Le dossier se gagne sur les pièces.
À développer
  • La DAT (employeur) ; le certificat médical initial (CMI) établi par le médecin.
  • Sur le CMI : faire décrire toutes les lésions, même mineures.
  • La feuille d'accident (tiers payant) ; les certificats de prolongation puis le certificat final.
  • Depuis le 1er septembre 2025 : nouveaux Cerfa sécurisés obligatoires.
Conseil : tout dater, tout conserver (copies). Un dossier, ça se constitue dès le premier jour.
Diapo 18Si l'employeur refuse de déclarer
Message clé — La défaillance de l'employeur ne fait pas perdre les droits.
À développer
  • Le salarié peut déclarer lui-même l'AT à la CPAM dans un délai de 2 ans.
  • Réunir témoignages, écrits, éventuelle main courante.
  • Informer le CSE et, si besoin, l'inspection du travail.
Rôle de l'UD : ne jamais laisser un·e salarié·e seul·e face à un refus de déclaration.
Diapo 19Réserves de l'employeur & registre des bénins
Message clé — Les réserves visent à renverser la présomption — y répondre vite et précisément.
À développer
  • L'employeur peut émettre des « réserves motivées » (heure, lieu, circonstances) → la CPAM ouvre une enquête.
  • Le registre des accidents bénins (sous conditions CARSAT) remplace la DAT pour les lésions légères sans arrêt.
  • Vigilance : ce registre ne doit pas servir à dissimuler de vrais AT.
Surveiller l'usage du registre des bénins par l'employeur. En cas de réserves, soigner les preuves et répondre au questionnaire CPAM : c'est décisif.
Diapo 20L'instruction par la CPAM
Message clé — Des délais encadrés — à surveiller de près.
À développer
  • 30 jours francs pour statuer dans le cas simple.
  • En cas de réserves ou d'investigation : délai porté jusqu'à 90 jours.
  • Phase contradictoire : 10 jours pour consulter le dossier et faire des observations — à utiliser systématiquement.

Art. R.441-7 et suivants.

Diapo 21Schéma — De l'accident à la reconnaissance SCHÉMA
Message clé — La frise des délais : 24 h, 48 h, 30 j, 90 j.
  • Faire tracer mentalement le chemin par les stagiaires à partir d'un cas concret.
  • Rappeler : silence de la CPAM passé le délai = acceptation.
Diapo 22Silence vaut acceptation
Message clé — Le silence de la CPAM joue en faveur de la victime.
À développer
  • Sans décision dans le délai, le caractère professionnel est reconnu.
  • Noter précisément les dates ; ne pas « relancer » au point de provoquer une décision de rejet hâtive.

Art. R.441-10.

Jour 1
Maladies professionnelles & clôture — Diapos 23 – 30
Diapo 23Intercalaire — Les maladies professionnelles
Message clé — Changer de logique : la MP est progressive.
  • Annoncer les deux voies de reconnaissance et leur enjeu de preuve.
Diapo 24Deux voies de reconnaissance
Message clé — Tableau (présomption) ou CRRMP (preuve du lien direct).
À développer
  • Voie tableau : si toutes les conditions sont réunies → présomption d'origine, pas besoin de prouver le lien.
  • Voie CRRMP : maladie en tableau mais conditions non toutes remplies, OU maladie hors tableau (lien direct et essentiel à démontrer).

Art. L.461-1 CSS.

Diapo 25Schéma — MP : les deux voies SCHÉMA
Message clé — Logigramme : tableau → présomption ; sinon CRRMP → lien direct.
  • Faire suivre le chemin par les stagiaires sur un cas concret (ex. TMS, lombalgie, affection psychique).
Diapo 26Le système des tableaux
Message clé — Savoir lire un tableau de MP.
À développer
  • Trois éléments : désignation de la maladie ; délai de prise en charge après exposition ; liste de travaux.
  • La liste des travaux peut être limitative (stricte) ou indicative selon le tableau.
  • Bien repérer les dates d'exposition et l'employeur concerné.
  • Où les trouver : INRS et Légifrance (mis à jour régulièrement).
Diapo 27Les enjeux actuels
Message clé — Les MP d'aujourd'hui sont surtout des TMS et des atteintes invisibles.
À développer
  • TMS : près de 90 % des MP reconnues ; amiante toujours présente.
  • Affections psychiques (burn-out) : souvent hors tableau → passage par le CRRMP.
  • Usure professionnelle, expositions chimiques : forte sous-déclaration.
Faire reconnaître, c'est rendre visible pour pouvoir prévenir et revendiquer.
Diapo 28Pénibilité & compte professionnel de prévention (C2P)
Message clé — Relier MP, usure et pénibilité : agir sur l'organisation, pas seulement réparer.
À développer
  • Facteurs de risque (travail de nuit, postures, bruit, agents chimiques…) → ouverture du C2P.
  • Le C2P permet d'acquérir des points : formation, temps partiel, départ anticipé.
  • Levier pour relier prévention, usure et maladies professionnelles en revendication.
Porter la prévention primaire : l'objectif n'est pas seulement de réparer les dommages, mais d'éliminer les risques à la source.
Diapo 29Mise en situation — « Le premier réflexe »
Message clé — Faire appliquer les acquis de la matinée.
À développer
  • Animation en binômes (15 min) puis restitution.
  • Corrigé attendu : information employeur 24 h, CMI détaillé, feuille d'accident, déclaration directe si refus, alerte du CSE.
Diapo 30Bilan du jour 1
Message clé — Consolider et préparer le jour 2.
  • Tour de table : ce que je retiens, ce que je réutiliserai dès demain.
  • Recueillir les questions en suspens pour les traiter en début de Jour 2.
Jour 2
Indemnisation & séquelles — Diapos 31 – 40
Diapo 31Intercalaire Jour 2
Message clé — Annoncer : après la reconnaissance, la réparation et l'action.
  • Rappeler le fil : indemnisation → séquelles → faute inexcusable → recours → rôle collectif.
Diapo 32Le parcours d'indemnisation
Message clé — Les droits AT/MP sont plus favorables qu'en maladie « simple ».
À développer
  • IJ majorées : 60 % du salaire journalier de base, puis 80 % à partir du 29e jour d'arrêt.
  • Soins pris en charge à 100 % du tarif Sécu ; le jour de l'accident est payé par l'employeur.
  • La situation évolue vers la guérison ou la consolidation.

Taux IJ à vérifier au moment de la session — ils peuvent évoluer.

Diapo 33Protection de l'emploi pendant l'arrêt
Message clé — Le contrat est suspendu ; aucun licenciement n'est possible.
À développer
  • Pendant l'arrêt AT/MP : contrat suspendu, licenciement interdit (sauf faute grave non liée ou impossibilité de maintien étrangère à l'AT).
  • À défaut, le licenciement est nul : réintégration ou indemnités.
  • Protection souvent méconnue des salarié·es — à rappeler systématiquement.

Art. L.1226-9 et L.1226-13.

Vérifier systématiquement la régularité d'un licenciement intervenu pendant un arrêt AT/MP.
Diapo 34Guérison ou consolidation ?
Message clé — Notion charnière qui ouvre l'indemnisation des séquelles.
À développer
  • Guérison : retour à l'état antérieur, sans séquelle.
  • Consolidation : état stabilisé avec séquelles → c'est là qu'on évalue le taux d'IPP.
  • Après consolidation, une rechute ou une aggravation reste possible (nouveau certificat).
Diapo 35Rechute et aggravation
Message clé — Les droits ne sont pas figés à la consolidation.
À développer
  • Une rechute se déclare par un nouveau certificat médical — elle rouvre les droits (soins 100 %, IJ).
  • En cas d'aggravation des séquelles, le taux d'IPP peut être révisé à la hausse.
Ne pas laisser croire que « c'est terminé » après la consolidation : la porte reste ouverte.
Diapo 36Indemnisation des séquelles
Message clé — Le seuil de 10 % d'IPP commande tout.
À développer
  • Taux d'IPP < 10 % : indemnité en capital (versée en une fois).
  • Taux ≥ 10 % : rente viagère, calculée sur le salaire annuel de référence × « taux utile ».
  • Le taux est fixé par le médecin-conseil selon un barème indicatif — il est contestable.

Salaire annuel de référence encadré par un plancher et un plafond (montants à actualiser).

Vérifier systématiquement le taux : un taux sous-évalué, ça se conteste (commission médicale de recours amiable).
Diapo 37Schéma — L'échelle du taux d'IPP SCHÉMA
Message clé — Seuil de 10 % : capital en dessous, rente au-dessus.
  • Insister : un taux sous-évalué se conteste. Faire visualiser l'écart financier entre capital et rente.
Diapo 38En cas d'accident mortel
Message clé — Les proches ont des droits — ne pas les laisser seuls.
À développer
  • Les ayants droit (conjoint, partenaire, enfants) peuvent percevoir des rentes.
  • Capital décès et prise en charge des frais funéraires prévus.
  • Les ayants droit peuvent engager une action en faute inexcusable.
La CGT accompagne les familles dans des moments très difficiles : ne pas les laisser seules face aux démarches.
Diapo 39Inaptitude et reclassement
Message clé — Protéger l'emploi du ou de la salarié·e.
À développer
  • L'inaptitude est prononcée par le médecin du travail.
  • L'employeur a une obligation de reclassement (recherche sérieuse et loyale) ; le CSE est consulté.
  • À défaut de reclassement ou de licenciement, l'employeur doit reprendre le versement du salaire après 1 mois.

Art. L.1226-10 et suivants (inaptitude d'origine professionnelle).

Diapo 40Inaptitude d'origine professionnelle
Message clé — Des protections financières renforcées.
À développer
  • Indemnité spéciale de licenciement (en principe le double de l'indemnité légale).
  • Indemnité compensatrice (équivalente au préavis).
  • Tout licenciement doit être motivé par l'impossibilité de reclassement.

Art. L.1226-14.

Jour 2
Faute inexcusable & recours — Diapos 41 – 46
Diapo 41Intercalaire — La faute inexcusable
Message clé — Le levier de la réparation renforcée — aller au-delà du forfait.
  • Rappeler le lien avec la loi de 1898 (diapo 6) : la faute inexcusable est la seule exception à l'immunité civile de l'employeur.
Diapo 42La faute inexcusable — c'est quoi ?
Message clé — Un manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur.
À développer
  • L'employeur avait, ou aurait dû avoir, conscience du danger.
  • Il n'a pas pris les mesures de protection nécessaires.
  • Origine jurisprudentielle (arrêts « amiante » de 2002), assise sur l'obligation de sécurité.

Obligation de sécurité : L.4121-1 ; faute inexcusable : L.452-1 et s.

Diapo 43Les effets de la faute inexcusable
Message clé — Une réparation qui se rapproche du préjudice réel.
À développer
  • Majoration de la rente ou du capital (souvent doublement).
  • Réparation des préjudices personnels : souffrances physiques et morales, préjudice esthétique, d'agrément, perte de promotion professionnelle.
  • La CPAM avance les sommes puis les récupère auprès de l'employeur.

Majoration : L.452-2 ; préjudices : L.452-3 (élargi par le Conseil constitutionnel en 2010).

Levier puissant, mais le dossier se monte avec l'appui juridique de l'UD.
Diapo 44La procédure (faute inexcusable)
Message clé — Les étapes et le délai à ne pas manquer.
À développer
  • Action de la victime (ou de ses ayants droit).
  • Tentative de conciliation auprès de la CPAM, puis saisine du pôle social du tribunal judiciaire.
  • Prescription : 2 ans — d'où l'urgence d'agir.
Diapo 45Contester une décision
Message clé — Deux circuits selon la nature du litige.
À développer
  • Contestation d'ordre médical (taux d'IPP, état de santé) : commission médicale de recours amiable, puis pôle social.
  • Autres litiges : pôle social du tribunal judiciaire.
  • Les délais de recours sont courts : agir sans attendre.
Diapo 46La prescription
Message clé — Surveiller les délais, c'est le réflexe vital.
À développer
  • En AT/MP, beaucoup d'actions se prescrivent par 2 ans.
  • Repérer le point de départ du délai au cas par cas.
  • En cas de doute : saisir tôt l'UD et, si besoin, un avocat.
Jour 2
CSE, syndicat & clôture — Diapos 47 – 56
Diapo 47Intercalaire — Le rôle du CSE/CSSCT et du syndicat
Message clé — Passer du dossier individuel à l'action collective.
  • C'est ici que la formation prend tout son sens syndical.
Diapo 48Les leviers du CSE / CSSCT
Message clé — Des outils concrets et opposables.
À développer
  • Enquête du CSE après un AT (notamment grave).
  • Droit d'alerte en cas de danger grave et imminent ; droit de retrait du ou des salarié·es.
  • Analyse et mise à jour du DUERP ; recours possible à une expertise.

Enquêtes : L.2312-13 ; alerte/retrait : L.4131-1 et s. ; DUERP : R.4121-1.

Diapo 49La tarification AT/MP : un levier
Message clé — La sinistralité pèse sur la cotisation de l'employeur — argument de négociation.
À développer
  • La cotisation AT/MP dépend de la sinistralité de l'entreprise (gérée par la CARSAT).
  • Plus il y a d'AT/MP reconnus, plus la cotisation augmente ; des cotisations supplémentaires sont possibles.
  • Faire reconnaître les AT/MP pèse sur le coût pour l'employeur.
Transformer la sinistralité en argument de négociation pour la prévention : prévenir coûte moins cher que réparer.
Diapo 50L'enquête : l'arbre des causes
Message clé — Une méthode pour comprendre, pas pour accuser.
À développer
  • Recueillir les faits immédiatement, sans chercher de coupable.
  • Remonter les causes : techniques, humaines, organisationnelles (logique multicausale).
  • Aboutir à des mesures de prévention, puis en assurer le suivi.
Refuser l'explication paresseuse par « l'erreur humaine » : presque toujours, l'organisation est en cause.
Diapo 51Schéma — L'arbre des causes SCHÉMA
Message clé — Plusieurs familles de causes mènent à l'accident.
  • Faire produire l'arbre par le groupe sur un cas : on cherche les causes (technique, humaine, organisationnelle), pas un coupable.
Diapo 52Du cas individuel au collectif
Message clé — La finalité syndicale de la démarche.
À développer
  • Chaque AT/MP révèle un problème d'organisation du travail.
  • En faire une revendication : effectifs, cadences, matériel, formation, aménagements.
  • Inscrire les mesures au DUERP et au programme annuel de prévention.
Diapo 53Mise en situation — « De l'accident à la prévention »
Message clé — Mettre en pratique l'enquête et la revendication.
  • Cas d'un AT grave sur une ligne de production.
  • Construire collectivement : enquête (arbre des causes), suites DUERP, revendication.
  • Restitution en plénière puis synthèse formateur.
Diapo 54Évaluation et bilan des 2 jours
Message clé — Mesurer les acquis et préparer la suite.
  • Évaluation à chaud, puis à froid (2 à 3 mois après).
  • Chacun repart avec un mini plan d'action ; organiser l'essaimage dans les UD.
Diapo 55Ressources utiles
Message clé — Où trouver l'information fiable et à jour.
  • ameli.fr – Risques professionnels : procédures, formulaires, feuille d'accident.
  • Légifrance : L.411-1, L.411-2, R.441-2, R.441-10, L.452-1 et s., tableaux de MP.
  • INRS : tableaux de MP, prévention, risques par métier ; service-public.fr.
  • CGT : collectif santé au travail de l'UD et appui juridique.
Diapo 56Clôture — Merci
Message clé — Ouvrir sur l'action.
  • Donner les contacts de l'UD et du collectif santé au travail.
  • Encourager chacun à accompagner un premier dossier et à revenir vers le réseau CGT.