- L'accident de Karim peut-il être qualifié d'AT ? Sur quels critères ?
- Le délai de déclaration de Karim est-il problématique ?
- Que peut faire Karim si l'employeur refuse de déclarer ?
- Quel rôle peut jouer le délégué CGT dans cette situation ?
- Q1 : Oui — fait soudain (chute), lésion (fracture), au temps et lieu de travail → présomption d'imputabilité (L.411-1). La continuation du travail ne supprime pas le droit à la reconnaissance.
- Q2 : Le délai de 24 h est dépassé mais cela ne fait pas perdre les droits. L'information de l'employeur reste valide. Le salarié conserve 2 ans pour déclarer.
- Q3 : Karim peut déclarer lui-même l'AT à la CPAM (délai 2 ans). Conserver les preuves : certificat médical initial, SMS envoyé à l'employeur, témoignages de collègues.
- Q4 : Alerter le CSE, accompagner Karim à la CPAM, faire constater le refus de déclaration, éventuellement saisir l'inspection du travail.
Rappel formateur : insister sur le fait que la continuation du travail et le délai tardif sont des arguments fréquents de l'employeur — ils ne suffisent pas à renverser la présomption.
- De quelle voie de reconnaissance Fatima peut-elle bénéficier ? Pourquoi ?
- Quels tableaux de MP sont susceptibles de s'appliquer ? (Tableau n° 57 RG)
- Que doit vérifier Fatima pour remplir les conditions du tableau ?
- Si une condition n'est pas remplie, quelle autre voie existe ?
- Q1 : Voie MP (pas AT — pas de fait soudain). Exposition prolongée à un risque professionnel.
- Q2 : Tableau 57 RG — Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures. Coiffe des rotateurs : lésions de l'épaule figurent au tableau.
- Q3 : Trois conditions : désignation de la maladie ✓, délai de prise en charge (souvent 1 an après arrêt d'exposition), liste des travaux (mouvements répétitifs des bras — vérifier si la liste est limitative ou indicative).
- Q4 : Si une condition n'est pas remplie : saisine du CRRMP (Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles) → prouver le lien direct et essentiel entre la maladie et le travail habituel.
Orienter vers le module tableaux de MP de la plateforme pour consulter le tableau 57 en détail.
- Quelle catégorie d'accident couvre ce type de trajet ?
- Le détour pour déposer un enfant est-il protégé ? Sur quelle base légale ?
- Comment Marc peut-il contester la décision de la CPAM ?
- Q1 : Accident de trajet (L.411-2 CSS) — entre le lieu de travail et le domicile.
- Q2 : Oui, le détour est protégé. L.411-2 admet les détours pour nécessité essentielle de la vie courante, dont le dépôt d'un enfant chez une garde ou un établissement scolaire. C'est une protection jurisprudentielle bien établie.
- Q3 : Saisir la commission de recours amiable (CRA) de la CPAM dans les 2 mois de la notification de refus, en joignant tout justificatif (attestation de la grand-mère, trajet habituel). Puis en cas d'échec : pôle social du tribunal judiciaire.
Ce cas est très fréquent : beaucoup de salariés ignorent que le détour pour enfant est protégé. C'est un point à souligner en formation.
- Vous êtes fatiguée et inquiète pour votre dossier.
- Vous avez bien signalé verbalement le lendemain.
- Vous avez un certificat médical daté.
- Vous ignorez vos droits en cas de refus.
- Vous connaissez la présomption d'imputabilité.
- Vous savez que la déclaration directe est possible.
- Objectif : obtenir la DAT ou informer Sophie de ses recours.
- Rester ferme mais constructif.
- Vous contestez les circonstances (protocole non respecté).
- Vous craignez l'impact sur la cotisation AT/MP.
- Vous êtes prêt à émettre des « réserves motivées ».
- Vous pouvez céder si on vous cite les textes.
- Le délégué a-t-il cité les textes clés (L.411-1, L.441-3) ?
- A-t-il mentionné la déclaration directe comme alternative ?
- Quel ton a été adopté ? Était-il efficace ?
- Vous avez des douleurs persistantes, un déficit fonctionnel réel.
- Vous n'osez pas contester « la CPAM ».
- Vous voulez comprendre ce que « commission de recours amiable » veut dire.
- Expliquez la différence capital/rente et le seuil de 10 %.
- Expliquez la procédure : CRA → pôle social si refus.
- Insistez sur le délai de 2 mois pour contester.
- Proposez l'appui juridique de l'UD.
- À 12 % : Ahmed passerait du capital (~3 400 €) à une rente viagère — différence considérable sur la durée de vie.
- Délai de recours : 2 mois à compter de la notification de la décision.
- Demander un médecin consultant (contre-expertise) via le médecin traitant.
- Le barème est indicatif : le médecin-conseil peut se tromper.
Rappel : salaire journalier de base (SJB) = salaire du mois précédent / 30,42. IJ = 60 % du SJB les 28 premiers jours ; 80 % à partir du 29e jour.
Comparaison : en maladie ordinaire, les IJ sont de 50 % du SJB. Lucie gagne donc ~690 € de plus grâce à la qualification AT.
Rappel — Capital (taux < 10 %) : salaire annuel × taux × coefficient barème. Rente (taux ≥ 10 %) : formule du taux utile — fraction du taux ≤ 10 % divisée par 2 ; fraction > 10 % multipliée par 1,5. Utiliser les valeurs indicatives ci-dessous.
Capital à 8 % ≈ 4 550 € (barème indicatif 2024). Rente à 12 % : taux utile = (10 ÷ 2) + (2 × 1,5) = 5 + 3 = 8 %. Rente = 28 000 × 8 % = 2 240 €/an.
Conclusion : passer de 8 % à 12 % transforme un capital unique de ~4 550 € en une rente viagère de 2 240 €/an. Sur 20 ans, l'enjeu dépasse 40 000 €. Contester vaut toujours la démarche.
- Sol mouillé (pluie / absence de protection)
- Éclairage défectueux depuis 3 jours — non signalé
- Absence d'EPI adaptés (antidérapants à trouver par les stagiaires)
- Pablo seul (collègue absent) → travail isolé non protocolé
- Formation à la manutention insuffisante (8 mois d'ancienneté — à questionner)
- Absence de procédure de remplacement en cas d'absence
- Panne non signalée / non traitée → défaut de maintenance préventive
- Pression sur le rythme de livraison → à explorer avec les stagiaires
- Court terme : fournir les EPI adaptés à toutes les tailles ; réparer l'éclairage immédiatement ; interdire le travail isolé en zone humide.
- Moyen terme : instaurer une procédure de signalement des pannes ; prévoir un protocole d'absence pour les postes à risque.
- Prévention primaire : mettre en place un plan d'entretien préventif du quai ; revoir les cadences de livraison (pression organisationnelle).
- Rôle CGT : inscrire ces mesures au DUERP et au programme annuel de prévention ; demander une expertise CSSCT si besoin.
Rappeler que l'« erreur humaine » (Pablo n'aurait pas fait attention) n'est jamais une cause suffisante dans l'analyse multicausale. On cherche les conditions qui ont rendu l'accident possible.
- Le malaise cardiaque peut-il être qualifié d'AT ? Sur quel fondement ?
- Quels éléments de contexte organisationnel sont des facteurs de risque ?
- Si Jean décède, comment ses proches peuvent-ils agir ?
- Quel rôle pour le CSE et la CGT dans la prévention de ce type d'événement ?
- Q1 : Oui — un malaise survenu sur le lieu et au temps de travail bénéficie de la présomption d'imputabilité (L.411-1), même pour une maladie cardiovasculaire. L'employeur doit prouver une cause totalement étrangère au travail.
- Q2 : Facteurs organisationnels : surcharge de travail chronique, heures supplémentaires non compensées, tensions avec la hiérarchie, absence de congé → risques psychosociaux documentés.
- Q3 : En cas de décès : rentes pour les ayants droit + possible action en faute inexcusable (conscience du danger de surmenage, absence de mesures). Les éléments de preuve = emails, fiches de paie avec HS, témoignages collègues.
- Q4 : Le CSE aurait dû être alerté sur la surcharge (droit d'alerte). Inscrire les RPS au DUERP. Demander un bilan RPS. La CGT peut déclencher un droit d'alerte si le CSE est inactif.
