L'employeur est tenu envers le salarié d'une obligation de sécurité de résultat. La faute inexcusable est caractérisée dès lors qu'il avait ou aurait dû avoir conscience du danger et n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver.
Cet arrêt constitue le socle de milliers d'actions en faute inexcusable. Il ouvre droit à la majoration automatique de la rente et à l'indemnisation de l'ensemble des préjudices : douleurs physiques et morales, perte de qualité de vie, préjudice d'agrément, préjudice esthétique et préjudice d'anxiété.
Cet arrêt a été obtenu suite aux luttes menées par la CGT contre l'amiante. Il transforme le rapport de preuve : dès lors que le danger était connu dans la profession, l'employeur ne peut se retrancher derrière l'ignorance. C'est une victoire collective qui bénéficie à toutes les victimes.