Formation AT/MP · CGT Occitanie

Que faire en cas d'AT ?
Les 10 étapes

Chronologie complète de l'accident du travail à la consolidation. Qui fait quoi, dans quels délais, avec quels droits.

1
Informer l'employeur Salarié Dans les 24 h
  • Informer l'employeur verbalement dès que possible, puis par écrit (lettre, mail, RAR).
  • Recevoir les soins médicaux urgents si nécessaire.
  • Recueillir et conserver tous les témoignages : noms, coordonnées, déclarations écrites.
  • Décrire les circonstances précises de l'accident avec la date, l'heure et le lieu.
2
Déclaration AT à la CPAM Employeur 48 h (jour J)
  • L'employeur a l'obligation légale de déclarer l'AT à la CPAM dans les 48 h (formulaire S6200).
  • L'employeur peut émettre des réserves motivées sur le caractère professionnel de l'accident.
  • Le salarié doit recevoir un double de la déclaration.
  • En cas de refus ou d'omission de l'employeur : le salarié peut lui-même déclarer l'AT à la CPAM dans les 2 ans.
3
Certificat médical initial (CMI) Médecin Dès les premiers soins
  • Le médecin établit le certificat médical initial décrivant toutes les lésions.
  • Document fondamental — il faut décrire toutes les douleurs, même secondaires.
  • Le CMI est transmis à la CPAM sous 24 h par le médecin.
  • Conserver précieusement son volet.
4
Enquête et reconnaissance CPAM CPAM 30 j (ou 70 j si enquête)
  • La CPAM dispose de 30 jours pour statuer, ou 70 jours si elle ouvre une enquête complémentaire.
  • Elle peut interroger le salarié et l'employeur.
  • Trois issues possibles : reconnaissance, refus ou instruction complémentaire.
  • Le salarié et l'employeur sont informés de la décision.
5
Rôle du CSE / CSSCT CSE Dès la connaissance de l'AT
  • Les représentants du personnel peuvent mener leur propre enquête AT.
  • Accès au registre des AT et à tous les documents liés.
  • La présence d'un représentant est obligatoire lors des enquêtes menées par l'employeur.
  • Possibilité de formuler des recommandations de prévention.
6
Arrêt de travail et IJ Salarié Pendant tout l'arrêt
  • Aucun jour de carence en cas d'AT (contrairement à la maladie ordinaire).
  • IJ CPAM : 60 % du salaire net du 1er au 28e jour, puis 80 % à partir du 29e jour.
  • Le maintien de salaire par l'employeur peut compléter selon la convention collective applicable.
  • L'arrêt de travail est protégé : l'employeur ne peut pas rompre le contrat pendant l'arrêt (sauf faute grave ou impossibilité de maintenir).
7
Consolidation Médecin conseil CPAM Fixée par le médecin conseil
  • La consolidation est la date à laquelle les lésions sont fixées, sans espoir d'amélioration notable.
  • Fixée par le médecin conseil de la CPAM.
  • Si des séquelles persistent, une Incapacité Permanente Partielle (IPP) est évaluée.
  • Le salarié peut contester la date de consolidation auprès du tribunal judiciaire.
8
Taux d'IPP et indemnisation CPAM Contestation : 2 mois
  • IPP ≥ 10 % → rente viagère versée trimestriellement.
  • IPP < 10 % → capital unique.
  • Contestation possible devant le tribunal judiciaire (pôle social) dans un délai de 2 mois après notification.
  • La CGT peut accompagner la procédure de contestation.
9
Faute inexcusable de l'employeur CGT Délai : 2 ans
  • Si l'employeur avait conscience du danger et n'a pas pris les mesures nécessaires → faute inexcusable.
  • Conséquences : majoration de rente + indemnisation de tous les préjudices (souffrance, préjudice esthétique, perte de promotion…).
  • Délai d'action : 2 ans à compter de la consolidation ou de la reconnaissance AT.
  • Action devant le tribunal judiciaire (pôle social).
10
Recours et droits syndicaux CGT CRA : 2 mois après refus
  • En cas de refus CPAM : saisir la Commission de recours amiable (CRA) dans les 2 mois.
  • Si la CRA confirme le refus : recours devant le tribunal judiciaire (pôle social).
  • La CGT accompagne à chaque étape : aide à la constitution du dossier, représentation, orientation juridique.
  • Consultez votre syndicat dès le début de la procédure pour ne perdre aucun délai.